
L’Etang historique :
A l’origine : véritable mer intérieure de 155 km², frayère de la Méditerranée, nurserie à poisson. L’Etang a fasciné toutes les générations de Provençaux. La salinité de l’étang est alors de 32 g/l, avec une faible variabilité liée aux apports fluviaux et aux conditions climatiques. De vastes herbiers de zostères colonisent la ceinture comprise entre la côte et la profondeur 4-5 m, très favorable dans la reproduction des espèces de poissons. Une macrofaune benthique à affinité marine est présente dans tout l’étang. Une faune marine diversifiée et abondante.
Il n’y a pas si longtemps, l’on y péchait encore loups, daurades, soles et toutes les espèces de la Méditerranée. L’oursin, les moules et toutes sortes de coquillages y étaient présents. Pour ses riverains c’était le paradou, et ceci, ils l’ont dû aux Romains, car c’est eux qui avaient creusé le canal qui relie l’étang à la Méditerranée.
>1900 :
Approfondissement du chenal de Caronte à -3m puis travaux successifs portant la profondeur à -6 m puis à -9 m de profondeur en 1925.
1925 :
Mise en service du Canal du Rove reliant l’étang de Bolmon à la rade de Marseille.
Entre 1900 et 1930 :
Installation des raffineries à Berre l’étang.
Installation des raffineries à la Mède.
1957 :
Interdiction de la pêche, se justifiant par l’accumulation d’une pollution chimique dans la chair des poissons
Entre 1960 et 1980 :
Création et développement du complexe sidérurgique de Fos.
1963 :
Éboulement du tunnel du canal du Rove.
1966 :
Mise en service de la centrale EDF de Saint-Chamas et production d’électricité.
Apports de 3,3 milliards de m³/an d’eau douce en moyenne (sur la période 1966-93) soit environ 3,7 fois le volume de l’étang
Apports moyens en sédiment de 520 000 t/an sur la même période.
La salinité chute rapidement, avec d’importantes fluctuations saisonnières.
Stratification des eaux liée à la différence de densité entre l’eau douce déversée et l’eau de mer entrant en profondeur.
Apports accrus en nutriments, eutrophisation du milieu.
Accumulation de limons (boues) dans certaines zones, au nord de l’étang.
Rapide dégradation des peuplements à affinité marine, apparition d’une macrofaune euryhaline (résistante aux variations de salinité), quasi disparition des herbiers.
En raison de la stratification haline et de l’eutrophisation, des conditions d’anoxie (absence d’oxygène) prévalent dans les eaux profondes. La vie benthique disparait.
Décennie 1970 :
Explosion démographique et développement des villes de Vitrolles, Istres, Miramas et Fos.
A l’origine : véritable mer intérieure de 155 km², frayère de la Méditerranée, nurserie à poisson. L’Etang a fasciné toutes les générations de Provençaux. La salinité de l’étang est alors de 32 g/l, avec une faible variabilité liée aux apports fluviaux et aux conditions climatiques. De vastes herbiers de zostères colonisent la ceinture comprise entre la côte et la profondeur 4-5 m, très favorable dans la reproduction des espèces de poissons. Une macrofaune benthique à affinité marine est présente dans tout l’étang. Une faune marine diversifiée et abondante.
Il n’y a pas si longtemps, l’on y péchait encore loups, daurades, soles et toutes les espèces de la Méditerranée. L’oursin, les moules et toutes sortes de coquillages y étaient présents. Pour ses riverains c’était le paradou, et ceci, ils l’ont dû aux Romains, car c’est eux qui avaient creusé le canal qui relie l’étang à la Méditerranée.
>1900 :
Approfondissement du chenal de Caronte à -3m puis travaux successifs portant la profondeur à -6 m puis à -9 m de profondeur en 1925.
1925 :
Mise en service du Canal du Rove reliant l’étang de Bolmon à la rade de Marseille.
Entre 1900 et 1930 :
Installation des raffineries à Berre l’étang.
Installation des raffineries à la Mède.
1957 :
Interdiction de la pêche, se justifiant par l’accumulation d’une pollution chimique dans la chair des poissons
Entre 1960 et 1980 :
Création et développement du complexe sidérurgique de Fos.
1963 :
Éboulement du tunnel du canal du Rove.
1966 :
Mise en service de la centrale EDF de Saint-Chamas et production d’électricité.
Apports de 3,3 milliards de m³/an d’eau douce en moyenne (sur la période 1966-93) soit environ 3,7 fois le volume de l’étang
Apports moyens en sédiment de 520 000 t/an sur la même période.
La salinité chute rapidement, avec d’importantes fluctuations saisonnières.
Stratification des eaux liée à la différence de densité entre l’eau douce déversée et l’eau de mer entrant en profondeur.
Apports accrus en nutriments, eutrophisation du milieu.
Accumulation de limons (boues) dans certaines zones, au nord de l’étang.
Rapide dégradation des peuplements à affinité marine, apparition d’une macrofaune euryhaline (résistante aux variations de salinité), quasi disparition des herbiers.
En raison de la stratification haline et de l’eutrophisation, des conditions d’anoxie (absence d’oxygène) prévalent dans les eaux profondes. La vie benthique disparait.
Décennie 1970 :
Explosion démographique et développement des villes de Vitrolles, Istres, Miramas et Fos.