
L’Etang : l’Espoir
1971 : Mise en place du SPPPI et application par les industriels locaux de normes de rejets plus strictes que les normes nationales.
1991 : Référendum d’initiative locale, 237.500 riverains se mobilisent et votent pour l’arrêt des rejets EDF.
Entre 1993 et 1995 : Plan Barnier : limitation des rejets de limons à 200 000 t/an. Limitation des apports d’eau douce à 2,7 puis 2,1 milliards de m3 sur douze mois et à 0,4 milliard de m³ entre le 1er mai et le 30 septembre. Début du suivi écologique de l’étang. Rétablissement du droit de pêche.
Depuis 1994 : La salinité moyenne augmente progressivement mais les variations saisonnières restent trop importantes. Les peuplements sédentaires de la faune et de la flore demeurent dégradés. Présence de contaminants chimiques dans des sédiments bien localisés.
1999 : Limitation des rejets solides d’EDF imposée à 100 000t de limon/an en moyenne.
2001 : Premières efflorescences à cyanobactéries dans l’étang de Bolmon.
2002 : Définition de l’objectif de retour à un écosystème équilibré de lagune méditerranéenne profonde. Réalisation des études de faisabilité de la réouverture du tunnel du Rove à la circulation d’eau. La sécheresse conduit EDF à limiter ses rejets. La salinité moyenne augmente. Début de recolonisation des sédiments par une macrofaune à affinité marine. Poussées spectaculaires de macro-algues opportunistes (ulves).
2003 : 5 ans après la date limite de mise aux normes des stations d’épurations principales, seulement la moitié d’entre elles sont aux normes sur le bassin versant.
2004 :l’Union Européenne s’en mèle, des raisons d’espérer !?
Juillet : la Cour de justice des Communautés Européennes indique par son arrêté du 16 juillet que les traités européens interdisent à la France, le déversement dans un étang salé communiquant avec la mer Méditerranée des substances qui tout en étant non toxiques, ont un effet défavorable sur la teneur en oxygène du milieu marin.
Octobre : la Cour de justice des communautés européennes dans son arrêté du 7 octobre retient deux griefs constitutifs d’un manquement aux obligations du protocole d’Athènes : l’absence d’autorisation de rejet conforme et l’insuffisance des mesures prises pour combattre et réduire la pollution de l’étang de Berre.
2005 : Le 11 février, la France répond aux injonctions de l’Europe, en proposant de nouvelles modalités de rejets.
Septembre : EDF met en place les nouvelles modalités de rejets dans l’étang
Le 19 décembre, la Commission européenne adresse à l’État français une mise en demeure, jugeant insuffisantes les nouvelles modalités de rejets d’EDF.
En nombre d’équivalent habitants, 98 % des rejets urbains dans l’étang sont conformes.
Faisant suite à une année de sécheresse, les très faibles apports d’eau douce par la centrale EDF ont pour conséquence une salinité exceptionnellement haute de 30 g/l
L’espoir : l’Etang sera sauvé par l’Union Européenne !?
Conventions de Barcelonne de 1976, amendée en 1995, et les protocoles élaborés dans le cadre de cette convention visent à réduire la pollution dans la zone de la mer Méditerranée et de protéger et améliorer le milieu marin dans cette zone en vue de contribuer à son développement durable
Protocole d’Athènes du 17 mai 1980 interdit le déversement dans un étang salé communicant avec la mer, des substances qui ont un effet défavorables sur la teneur en oxygène du milieu marin (en l’occurence eaux douces de la centrale EDF)
28/02/06 : Après négociations avec la Commission européenne, un décret en Conseil d’Etat limite chaque année à 1,2 milliards le nombre de m3 que peut rejeter la centrale EDF. Et à 60 000 tonnes la quantité maximale de limons rejetables.
2007 : Mise en service de la station d’épuration de Vitrolles
2008 : La salinité est redevenue acceptable, mais les relevés biologiques ne montrent pas encore d’améliorations importantes. La faune reste parsemée et insuffisantes, les herbiers rares et très clairsemés, l’écosystème dans sa totalité reste fragile et sensible aux variations environnementales (vent, sécheresse, inondations…). Les moules quant à elles sont de nouveau présentes et confirment leur retour depuis 2006.
1971 : Mise en place du SPPPI et application par les industriels locaux de normes de rejets plus strictes que les normes nationales.
1991 : Référendum d’initiative locale, 237.500 riverains se mobilisent et votent pour l’arrêt des rejets EDF.
Entre 1993 et 1995 : Plan Barnier : limitation des rejets de limons à 200 000 t/an. Limitation des apports d’eau douce à 2,7 puis 2,1 milliards de m3 sur douze mois et à 0,4 milliard de m³ entre le 1er mai et le 30 septembre. Début du suivi écologique de l’étang. Rétablissement du droit de pêche.
Depuis 1994 : La salinité moyenne augmente progressivement mais les variations saisonnières restent trop importantes. Les peuplements sédentaires de la faune et de la flore demeurent dégradés. Présence de contaminants chimiques dans des sédiments bien localisés.
1999 : Limitation des rejets solides d’EDF imposée à 100 000t de limon/an en moyenne.
2001 : Premières efflorescences à cyanobactéries dans l’étang de Bolmon.
2002 : Définition de l’objectif de retour à un écosystème équilibré de lagune méditerranéenne profonde. Réalisation des études de faisabilité de la réouverture du tunnel du Rove à la circulation d’eau. La sécheresse conduit EDF à limiter ses rejets. La salinité moyenne augmente. Début de recolonisation des sédiments par une macrofaune à affinité marine. Poussées spectaculaires de macro-algues opportunistes (ulves).
2003 : 5 ans après la date limite de mise aux normes des stations d’épurations principales, seulement la moitié d’entre elles sont aux normes sur le bassin versant.
2004 :l’Union Européenne s’en mèle, des raisons d’espérer !?
Juillet : la Cour de justice des Communautés Européennes indique par son arrêté du 16 juillet que les traités européens interdisent à la France, le déversement dans un étang salé communiquant avec la mer Méditerranée des substances qui tout en étant non toxiques, ont un effet défavorable sur la teneur en oxygène du milieu marin.
Octobre : la Cour de justice des communautés européennes dans son arrêté du 7 octobre retient deux griefs constitutifs d’un manquement aux obligations du protocole d’Athènes : l’absence d’autorisation de rejet conforme et l’insuffisance des mesures prises pour combattre et réduire la pollution de l’étang de Berre.
2005 : Le 11 février, la France répond aux injonctions de l’Europe, en proposant de nouvelles modalités de rejets.
Septembre : EDF met en place les nouvelles modalités de rejets dans l’étang
Le 19 décembre, la Commission européenne adresse à l’État français une mise en demeure, jugeant insuffisantes les nouvelles modalités de rejets d’EDF.
En nombre d’équivalent habitants, 98 % des rejets urbains dans l’étang sont conformes.
Faisant suite à une année de sécheresse, les très faibles apports d’eau douce par la centrale EDF ont pour conséquence une salinité exceptionnellement haute de 30 g/l
L’espoir : l’Etang sera sauvé par l’Union Européenne !?
Conventions de Barcelonne de 1976, amendée en 1995, et les protocoles élaborés dans le cadre de cette convention visent à réduire la pollution dans la zone de la mer Méditerranée et de protéger et améliorer le milieu marin dans cette zone en vue de contribuer à son développement durable
Protocole d’Athènes du 17 mai 1980 interdit le déversement dans un étang salé communicant avec la mer, des substances qui ont un effet défavorables sur la teneur en oxygène du milieu marin (en l’occurence eaux douces de la centrale EDF)
28/02/06 : Après négociations avec la Commission européenne, un décret en Conseil d’Etat limite chaque année à 1,2 milliards le nombre de m3 que peut rejeter la centrale EDF. Et à 60 000 tonnes la quantité maximale de limons rejetables.
2007 : Mise en service de la station d’épuration de Vitrolles
2008 : La salinité est redevenue acceptable, mais les relevés biologiques ne montrent pas encore d’améliorations importantes. La faune reste parsemée et insuffisantes, les herbiers rares et très clairsemés, l’écosystème dans sa totalité reste fragile et sensible aux variations environnementales (vent, sécheresse, inondations…). Les moules quant à elles sont de nouveau présentes et confirment leur retour depuis 2006.