
En cette fin juin 1940, la France vient de perdre une bataille pour certains, la guerre pour d’autres. Gouvernée par Pétain, elle a face à l’Allemagne signée un armistice rude. Parmi celui-ci, l’article 8 scelle le sort de la flotte française invaincue. Elle est mise à l’abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d’Afrique du Nord, et en particulier dans le port algérien de Mers-el-Kébir. Cette force comprend 4 cuirassés Dunkerque, Strasbourg, Provence et son frère jumeau le Bretagne, 1 transport d’hydravions Commandant-Teste et 6 contre-torpilleurs Mogador, Volta, Terrible , Lynx, Tigre, Kersaint. L’article 8 donnera aux Britanniques le prétexte de neutraliser les navires français, dans la crainte invoquent-ils, qu’ils ne soient capturés par les Allemands.
3 juillet 1940 l’amiral Somerville, croise au large et vient d’adresser à l’Amiral Gensoul commandant l’escadre de Mers-el-Kébirun l’ultimatum de se rendre aux forces britanniques ou de se saborder, faute de quoi il emploiera la force.
A 17h30 le commandant Holland négociateur britannique auprès de l’amiral Gensoul, quitte définitivement le Dunkerque, profondément ému par l’échec des négociations. En cette journée torride de l’été algérien, les Français qui ont du mal à croire que leurs amis vont leur tirer dessus, ne savent pas que dans une demi-heure à peine la plupart d’entre eux vont mourir.
A 17h55 l’ordre d’ouvrir le feu est donné à bord du cuirassé H.M.S. Hood. C’est la première fois que son artillerie principale est utilisée en combat depuis le début de la Seconde Guerre Mondiale.
A 18h12, le Hood envoie le pavillon « 6 » du cessez-le-feu : 17 minutes ont suffi. Les canons de 380 et de 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte confinée dans le port de Mers-el-Kébir, mal disposée pour se défendre et en cours de désarmement. En si peu de temps c’est une véritable boucherie, 1297 marins français sont morts ou disparus et 350 blessés, déchiquetés par les salves de 380, broyés par le souffle des explosions, noyés ou lentement asphyxiés emprisonnés dans les flancs de leur navire chaviré, ou encore victimes du mazout absorbé en sautant à la mer. Certains périssent brûlés par la vapeur, d’autres asphyxiés ou blessés gisent dans les fonds inaccessibles obscurcis par la fumée mortelle qui se dégage des incendies. Frappée de plein fouet, le Bretagne explose et coule rapidement en chavirant, le Mogador, le Dunkerque et le Provence sont touchés (l’aviso Rigault de Genouilly sera torpillé le lendemain malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé Strasbourg, accompagné de 5 contre-torpilleurs, réussit à s’échapper et à gagner Toulon (en zone libre) et le Commandant Teste est indemne.
Il est opportun de se rappeler les paroles prononcées devant les cercueils de ses marins au cimetière de Mers-el-Kebir par l’amiral Gensoul : « S’il y a une tâche sur un pavillon, ce n’est pas sur le nôtre ». Visitez le site : Les marins de Mers El Kebir…
3 juillet 1940 l’amiral Somerville, croise au large et vient d’adresser à l’Amiral Gensoul commandant l’escadre de Mers-el-Kébirun l’ultimatum de se rendre aux forces britanniques ou de se saborder, faute de quoi il emploiera la force.
A 17h30 le commandant Holland négociateur britannique auprès de l’amiral Gensoul, quitte définitivement le Dunkerque, profondément ému par l’échec des négociations. En cette journée torride de l’été algérien, les Français qui ont du mal à croire que leurs amis vont leur tirer dessus, ne savent pas que dans une demi-heure à peine la plupart d’entre eux vont mourir.
A 17h55 l’ordre d’ouvrir le feu est donné à bord du cuirassé H.M.S. Hood. C’est la première fois que son artillerie principale est utilisée en combat depuis le début de la Seconde Guerre Mondiale.
A 18h12, le Hood envoie le pavillon « 6 » du cessez-le-feu : 17 minutes ont suffi. Les canons de 380 et de 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte confinée dans le port de Mers-el-Kébir, mal disposée pour se défendre et en cours de désarmement. En si peu de temps c’est une véritable boucherie, 1297 marins français sont morts ou disparus et 350 blessés, déchiquetés par les salves de 380, broyés par le souffle des explosions, noyés ou lentement asphyxiés emprisonnés dans les flancs de leur navire chaviré, ou encore victimes du mazout absorbé en sautant à la mer. Certains périssent brûlés par la vapeur, d’autres asphyxiés ou blessés gisent dans les fonds inaccessibles obscurcis par la fumée mortelle qui se dégage des incendies. Frappée de plein fouet, le Bretagne explose et coule rapidement en chavirant, le Mogador, le Dunkerque et le Provence sont touchés (l’aviso Rigault de Genouilly sera torpillé le lendemain malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé Strasbourg, accompagné de 5 contre-torpilleurs, réussit à s’échapper et à gagner Toulon (en zone libre) et le Commandant Teste est indemne.
Il est opportun de se rappeler les paroles prononcées devant les cercueils de ses marins au cimetière de Mers-el-Kebir par l’amiral Gensoul : « S’il y a une tâche sur un pavillon, ce n’est pas sur le nôtre ». Visitez le site : Les marins de Mers El Kebir…